Katie, mère de famille, médecin... et épouse au bord de la crise de nerfs, vient de commettre ce dont elle n'aurait jamais pensé être capable : un adultère. Il faut dire qu'elle a des
circonstances atténuantes : David, son mari, n'est qu'ironie, agressivité et condescendance. La solution ? Le divorce, évidemment.
Mais David ne l'entend pas de cette façon : sa rencontre avec GoodNews, un guérisseur new-age quelque peu perché, a été une révélation. Désormais, il va faire le bien. Partager sa richesse,
distribuer les jouets superflus de ses enfants, accueillir un SDF... Les conséquences de ce revirement de situation, et de la dictature de la bonté désormais en place à la maison vont précipiter
Katie tout droit vers la porte de la sortie.
Mais... Peut-on raisonnablement quitter quelqu'un au motif qu'il est devenu bon ?
Mon avis pré-lecture :
Ah, le pouvoir du marketing ! Il a suffi d'une opération "Un mois avec... Nick Hornby", d'un présentoir bien placé et de quelques couvertures colorées pour que je reparte de chez V...in avec deux
bouquins de cet auteur que je n'ai - malgré tout le bien que j'en ai entendu - jamais lu.
Ils sont forts, ces marketers.
Mon avis post-lecture :
Un tantinet déçue. Un bouquin qui promettait beaucoup, mais qui ne décolle pas vraiment. Il est bien, oui, mais... pas extraordinaire, c'est tout. Je n'en ai pas grand chose à dire. Bien sûr, les
extravagances de ce père de famille reconverti en néo-baba illuminé font sourire, mais je n'ai pas réussi à accrocher plus que ça.
Peut-être ai-je eu du mal à m'identifier à Katie, la mère de famille au bout du rouleau ? Mais pourtant, si je reviens sur mes deux coups de coeur précédents, je n'ai rien non plus de l'agent
secret islandais, ni du juif trentenaire préoccupé par la circoncision de son fils !
Andrei Filipov était le chef d'orchestre du grand Bolchoï, jusqu'au jour où, malgré la pression du gouvernement, il refuse de se séparer de ses musiciens juifs. Publiquement humilié et désavoué
en plein Concerto de Tchaïkovski, il devient l'homme de ménage du grand théâtre, dans l'espoir qu'un jour, peut-être, il pourra à nouveau le diriger.
Mais un soir, en nettoyant de fond en comble le bureau du directeur, il intercepte un fax : une invitation pour l'orchestre du Bolchoï, du Théâtre du Chatelet à Paris, pour une représentation
unique. L'occasion est trop belle : il va réunir ses musiciens de l'époque, et aller jouer à Paris ! Mais les années ont passé...
Entre faux visas, instruments manquants et barrière linguistique... ce ne sera pas une sinécure !
Mon avis pré-film :
L'affiche ne m'inspire pas des masses, mais le pitch me plaît. Et oh, surprise ! Mister rose est plutôt emballé lui aussi (là, je n'aurais pas parié dessus).
Bon, et ben... Go !
Mon avis post-film :
Quelle pression pour cette chronique : comment trouver les mots justes pour convaincre tout le monde d'aller voir ce film ?! Il est tout simplement excellent !
C'est drôle, c'est poignant, c'est plein d'émotion, de belle musique, de décalages tordants entre culture communiste des années soixante et mode de vie parisien contemporain, les acteurs sont
géniaux (surtout François Berléand en directeur hystérique du Châtelet, et Aleksei Guskov - aka Andrei Filipov - dont le visage peut exprimer n'importe quelle nuance, tout en subtilité)...
Enfin, le terme de "comédie dramatique" prend tout son sens (il était à ce jour resté assez mystérieux pour Miss rose...). Comment ne pas rire quand le grand orchestre du Bolchoï se révèle être
une bande de joyeux slaves, plus portés sur la vodka que sur les répétitions, qui sillonne Paris pour tenter de fourguer caviar russe et portables chinois, et pour qui le clou du séjour parisien
est un doublé repas au Trou Normand - un resto fermé depuis près de trente ans - et balade en bateau mouche, condition sine qua none de leur venue ?
La part dramatique se noue dans les relations complexes entre les personnages : pourquoi Andrei veut-il absolument pour soliste la jeune Anne-Marie Jacquet ? Pourquoi le manager de cette dernière
ne veut-elle pas de ce concert ? Quelles sont les relations qui ont lié Andrei et cette même manager, qui semble de surcroît connaître tous les membres de l'orchestre ?
Non, vraiment, vous ne pouvez pas faire autrement que de vous ruer dans le cinéma le plus proche, et d'aller savourer ce petit bijou comme un bon verre de vodka !
Sliv, jeune islandais fraîchement diplômé, est embauché par une agence d'études environnementales. Mais les dossiers que l'on lui demande de valider semblent quelque peu trafiqués, malgré les
corrections qu'il s'acharne à y apporter. Pourquoi donc son patron semble-t-il lui cacher la véritable finalité de ces opérations...? Et le respectablecabinet Baldur, Furuset & Thornberg ne cacherait-il finalement pas d'autres motivations que les rapports sur les conditions
optimales d'implantation d'une station d'épuration ? La vérité éclate : Sliv vient en réalité de se faire enrôler au sein du Consortium de Falsification du Réel, une organisation
ultra-secrète qui modifie, invente et déforme la réalité. Laïka, le premier chien dans l'espace ? Christophe Colomb qui aurait découvert l'Amérique ?
Tremblez, braves gens, le CFR est partout !
Mon avis pré-lecture :
Un bouquin trouvé au hasard d'une navigation sur le site du concurrent de mon dealer (la F..C pour ne pas la nommer), et qui s'est retrouvé inscrit sur ma Bouquine-liste à destination du Père
Noël 2008. Mais il n'avait pas inspiré les lutins préparateurs de commandes, et de mon côté, j'avais oublié jusqu'à son existence. Quand un jour, am...on.fr a livré un petit paquet rectangulaire
chez moi...
Mon avis post-lecture :
Un super, super roman. D'abord, parce qu'au début, on ne comprend rien. On est perdu dans ces intrigues : des dossiers qui reviennent avec des données fausses alors qu'elles étaient justes la
veille, l'attitude énigmatique de Gunnar, le patron... Tout est fait pour que le lecteur se sente aussi perdu que Sliv, qui ne sait pas encore dans quel engrenage il a mis le pied. Une narration
extrêmement efficace, donc, puisque parallèlement à l'envie grandissante de Sliv de tout plaquer, l'envie de balancer le bouquin par la fenêtre m'a prise plus d'une fois (j'ai horreur de lire
bêtement, sans comprendre où, quand, comment et pourquoi). Parvenir à établir la même confusion dans l'esprit du lecteur que dans celui du héros, c'est fort. Très fort.
Puis le brouillard se dissipe peu à peu, avec la révélation de l'existence du CFR. Et là, c'est parti pour des heures sans pouvoir s'arrêter ! La constitution des dossiers, de la création du
scénario jusqu'à la falsification des pièces existantes et la création de fausses pièces, comment résumer ça en un mot ? PASSIONNANT !
L'idée qu'il existe un organisme qui, par la falsification d'"anecdotes", parviendrait à bousculer à l'échelle mondiale aussi bien les enjeux économiques, sociétaux, que scientifiques, avec une
telle vision à ultra-long terme (un peu le principe de la théorie de l'effet papillon)... Flippant, mais génial !
Si, comme moi, vous êtes excédés par ces gens qui se noient sous les "On nous dit rien, on nous cache tout", n'hésitez pas à leur offrir ce roman. Et glissez-leur d'un air entendu qu'après cette
lecture, - mais ça reste entre vous - vous ne seriez pas surpris que le CFR existe réellement.
C'est vrai, quoi : si Amstrong a été le premier à mettre le pied sur la lune... Qui donc tenait la caméra ?
Petite pensée post-rédaction de ce billet : je n'ose même pas imaginer les motivations initiales des gens qui vont tomber sur mon
blog après une recherche Google par mots-clés...
Le résumé du livre :
Comment se défaire de l'idée d'un Dieu omnipotent (et potentiellement méchant, vengeur et sadique) lorsque l'on a été élevé dans un milieu juif très orthodoxe ? Une révolte hilarante signée de la
main - non cachère - d'un juif trentenaire rebelle !
Mon avis pré-lecture :
Deux raisons à cet achat.
Premièrement, le titre. Très important, un titre accrocheur (bon, enfin là, il a quand même fallu que j'examine la quatrième de couv', pour me faire une idée plus précise du contenu.) Un titre
tordu, généralement, c'est un critère positif pour Miss rose.
Et deuxièmement, rien que pour la réaction de mon entourage, qui ne manquerait pas de me questionner sur ma lecture du moment ! Ca n'a pas manqué : rien que mon retour de chez V...in a été salué
par mon roudoudou d'un "Ah, euh, oui, euh, ça a l'air... sympa." !
Mon avis post-lecture :
Génial ! Les tribulations de Shalom, de quatre ans à l'âge adulte, perpétuellement en proie à la peur d'un Dieu qu'on ne lui a pas décrit comme étant le commandant en chef des Bisounours ! Et
quand trop d'interdit tue l'interdit...
C'est parti pour une rébellion dans les règles de l'art : alcool, tabac, drogue, revues pornos, porc, sucreries non cachères, télé allumée pendant le Shabbat... Tout y passe, et pas vraiment en
version light ! Mais tout se corse quand la compagne de Shalom tombe enceinte... To circoncire, or not to circoncire ? That's the question.
A lire absolument, pour pouvoir ensuite s'exclamer dans les dîners chics en ville (sans rougir, sinon ça vaut pas) :
"Mes lectures du moment ? La lamentation du prépuce !"
(on évitera peut-être tout de même cette réponse à un recruteur qui essaye de cerner votre personnalité au cours d'un entretien d'embauche...)
Miss rose a la joie de vous annoncer son bond d'au moins quatre barreaux sur l'échelle sociale : elle est désormais compâââgne de PDG !
Eh oui, las d'enchaîner les entretiens qui n'aboutissent jamais ("Votre candidature est formidable... Néanmoins, nous avons choisi quelqu'un qui avait davantage d'expérience... Oh, bien sûr, nous
conservons une copie de la stratégie que vous aviez élaborée pour nous convaincre."), Mister Miss rose (Mister rose, si on veut raccourcir, mais je ne suis pas sûre que le surnom lui plaise) a
décidé de lancer sa propre agence de communication, j'ai nommé...
(roulements de tambours...)...
LET'S GO !
Après d'intenses réflexions quant au choix du nom (dynamique mais pas djeun's), du logo (funky mais sérieux), l'élaboration d'un plan marketing et d'une étude de marché, plan d'attaque en trois
étapes :
1. Le décorticage des caractéristiques de l'auto-entreprise.
Let's Go ! est une auto-entreprise, statut qui comporte de nombreux avantages financiers et fiscaux. Zéro chiffre d'affaire = zéro charges à payer. Et prise de risque minimale, puisqu'il n'y a
aucun engagement des biens personnels.
Mais bon, tout ça, ça s'apprend, notamment en passant des heures à disséquer le contenu du site officiel autoentrepreneur.fr, véritable mine d'or.
Une fois assimilés les tenants et les aboutissants fiscaux et sociaux du statut, démarrage de la phase de pré-lancement (oui, comme à la NASA).
2. La création des supports de communication
Let's Go ! étant une agence de communication, il s'agissait là d'être exemplaire.
Cartes de visites : ok.
Site internet fait maison mais qui a de l'allure : ok, après plusieurs versions d'essai, généreusement testées par tout l'entourage des rose (Miss et Mister rose, pour ceux qui ne suivent pas).
"J'aime pas trop cette animation", "Moi, je mettrais pas cette image ici", "Moui, mais... Non.", "Plus de couleurs", "Moins de couleurs"...
Bref, grâce à un paquet de conseils avisés... Voici la version quasi-finale de Let's Go !
Pourquoi quasi-finale ? Tout simplement parce que les affaires ont démarré sur les chapeaux de roues (déjà deux dossiers en cours !), occasionnant la remise à plus tard des finitions du site
!
3. L'immatriculation à l'URSSAF
Et ce n'est pas là la moindre des étapes, eu égard aux légendaires méandres de l'administration française... Tout aurait pu être très simple, grâce au formulaire de télé-déclaration disponible
sur le fameux site autoentrepreneur.fr. Sauf que... Une fois les instructions suivies et le dossier rempli ("Zut, j'ai coché cotisations trimestrielles au lieu de mensuelles ! Tant pis"),
Monsieur rose a dû faire face à un imprévu.
Le clic déclenchant théoriquement l'immatriculation a résonné dans le vide. Ah. Clic again. Toujours rien. Clic-clic... Non, rien. Clic-clic-clic-clic-clic-clic ! Bon, ok, abandon par K.O., un
déplacement dans les locaux de l'URSSAF s'impose. (Merci la télé-saisie qui permet de gagner du temps.)
Une fois face à un représentant de l'administration, en chair, en os et en blagues ("Non, allez, vous êtes pas d'ici, vous avez pas l'accent ! Mais non, c'est pas possible ! Allez, vous êtes
d'où, en vrai ?"), le dialogue s'est avéré plus aisé. Hum. Plus humain, en tout cas. Et en une ou deux bricoles magiques sur son clavier, hop ! Let's Go ! a été enregistrée ! Plus qu’à attendre
une semaine pour recevoir son numéro SIRET ! Je tiens à rassurer tout ceux qui seraient pris d'angoisse à l'idée que l'administration française connaîtrait une soudaine crise d'efficacité : non, ne craignez rien, pour le dossier ouvrant
droit à l'ACCRE - une aide à la création d'entreprise - Monsieur rose s'est entendu répondre le traditionnel "Mais c'est pas le bon papier, ça ! Il nous en faut un autre, ça c'est un avis de
situation, et il nous faut un historique de situation ! C'est votre conseillère Pôle Emploi qui doit vous le remettre !" Ah, vous parlez certainement de cette femme croisée trois fois en un an au
lieu des neuf réglementaires ? Celle qui, quand elle ne fait pas grève, se débat avec cent dossiers de chômeurs désespérés et énervés ? Celle qui n'a la réponse à quasiment aucune des questions
que vous pourrez lui poser, puisqu'elle n'a pas accès à des infos à jour ?
Oui, voilà, elle.
Bon, enfin, après toutes ces étapes (hyper-condensées ici), Let's Go ! est désormais là pour réaliser tous vos projets de communication sur mesure.
Besoin d'une affiche ? Let's Go !
D'une refonte de votre site Internet ? Let's Go !
D'organiser un événementiel de plusieurs centaines de personnes ? Let's Go !
De décrocher subventions et partenariats si vous êtes une association ? Let's Go !
De rédiger plaquette de présentation, newsletter, ou contenu Internet ? Let's Go !, Let's Go !, Let's Go !
Alors toi, visiteur arrivé sur ce blog par hasard ou fidèle Missrosien(ne)... Toi, PDG d'une multinationale ou dirigeant d'une PME... Toi, membre passionné mais débordé d'une association... Ou
tout simplement toi, qui n'a pas de besoins en communication mais qui as un réseau gros comme ça... N'hésite pas à faire circuler l'information autour de toi !